Salut
Deux petits articles sortis de la newsletter du Moniteur, si tout le monde y est abonné j’arrêterai de mettre des posts de cette source. Le premier article est en rapport avec le cours de Catherine Barbé (M2) sur les projets urbains à Paris et le deuxième est plus innatendu et montre un sujet de recherche particulier de l’impact d’un phénomène social sur l’environnement.
Bonne lecture
Seb
Bertrand Delanoë se prononce contre le projet CDG Express
Si le maire de Paris reste favorable au principe d’une liaison ferroviaire entre la gare de l’Est et Roissy-Charles de Gaulle, il juge prioritaire l’amélioration du RER B nord qui dessert cet aéroport. Dans une lettre au président de la commission d’enquête sur CDG Express, Yves Egal, il explique toutefois qu’il “ne peut donner un avis favorable au projet aujourd’hui proposé”. “L’arrivée de la liaison CDG Express en gare de l’Est doit en effet s’accompagner de la création d’une liaison piétonnière directe entre la gare de l’Est et la gare du Nord”, estime-t-il. “Si le dossier évoque un projet de grand pôle unique gare de l’Est-gare RER Magenta-gare du Nord, il ne contient aucun élément précis concrétisant des engagements de l’Etat en faveur de cette réalisation”. Il faut aussi, selon le maire, “prévoir, dès à présent, les mesures d’accompagnement nécessaires”, gare de l’Est, notamment en matière de desserte en taxis. Or, “le dossier est actuellement muet sur ce point”. M. Delanoë estime aussi que l’utilisation des viaducs ferroviaires “par les rames de CDG Express (de 5h à 1h du matin tous les jours) engendrerait des nuisances sonores inacceptables pour les habitants des nombreux logements existants”, estime-t-il. “Enfin, l’exploitation des viaducs par CDG Express, unique liaison entre les faisceaux ferrés Nord et Est, me semble venir pénaliser fortement les possibilités de développement du fret, alors qu’un enfouissement avec une troisième voie permettrait de satisfaire les différentes fonctions voyageurs et marchandises”, écrit-il. M. Delanoë “regrette que le dialogue entre la Ville et l’Etat ait été très limité durant la phase précédente d’élaboration du projet” et qu’”aucune information publique n’ait été organisée à Paris durant l’automne 2006″. Il souhaite la correction de ce défaut de concertation à l’occasion de l’enquête publique, qui s’achèvera le 21 décembre.

(04/12/2007)
Le divorce coûte cher… à la planète!
Selon une étude de chercheurs de l’Université de l’Etat du Michigan, aux Etats-Unis, le divorce a un impact négatif sur l’environnement. “Le divorce provoque généralement le déménagement d’un des ex-époux et la création d’un nouveau foyer, d’où une augmentation des terrains et des équipements dédiés à l’habitation”, indique cette étude de chercheurs de l’Université de l’Etat du Michigan (nord). Les taux plus élevés de divorce “ont conduit à une augmentation du nombre de foyers” et cela entraîne davantage de gaspillage énergétique, ont constaté les chercheurs. Aux Etats-Unis, la proportion de foyers composés de divorcés a bondi de 5% en 1970 à 15% en 2000, et une progression a été constatée aussi en Chine, où le divorce n’est pas aussi fréquent, note l’étude. En 2005, les ménages de divorcés américains ont dépensé 56% de plus d’électricité et d’eau par personne que chez les couples mariés, et utilisé 61% de plus de ressources énergétiques par personne qu’avant leur séparation. “Plus de 73 milliards de kilowatts/heure d’électricité et 2.373 milliards de litres d’eau auraient pu être économisées aux Etats-Unis”, ajoute l’étude publiée dans les Annales de l’Académie nationale des Sciences américaine (PNAS). “En raison d’une plus grande consommation par personne, une personne dans un ménage de divorcés est supposée également générer plus de déchets (solides, liquides et gazeux, comme les gaz à effet de serre) qui contribuent aux transformations de l’environnement mondial, comme le changement climatique et la perte de la biodiversité”, ajoute l’étude qui a porté sur 3.283 foyers américains entre 2001 et 2005.

(04/12/2007)