Inauguration du Velam à Amiens
février 20, 2008
Samedi dernier, sous un soleil radieux comme seule la Picardie peut en produire, était inauguré le Velam dans les rues d’Amiens. Le Venar m’a bien entendu payé un aller-retour en première classe pour couvrir cet évènement.
Donc : Amiens, 15h. Gilles de Robien, ancien Ministre des transports, maire d’Amiens en campagne pour sa réélection arrive. Derrière lui ça s’agite un peu : la liste Amiens 100% à gauche distribue des tracts anti-Velam mais surtout anti JC Decaux (puisque c’est lui qui a obtenu le marché).
Gilles de Robien fait un petit discours assez convenu sur le développement durable et sur le fait qu’à Amiens on kiffe grave l’éco-mobilité, etc etc. Puis arrive le lâcher de ballons verts, la couleur du Velam : émerveillement et applaudissements de rigueur.
Donc le Velam, ce sont 313 vélos répartis en 26 stations. Ne connaissant pas Amiens je ne me permettrai pas de trop critiquer le dispositif, mais il semblerait quand même que la répartition des stations ne soit pas optimale : elles sont toutes situées dans l’hyper centre, qu’il est bien entendu très facile de parcourir à pieds. Du coup le Velam ressemble un peu à un gadget pré-électoral. Il faut espérer qu’il sera étendu ensuite aux quartiers périphériques, voire aux banlieues.
Mais revenons-en à la fête : les 1000 premiers utilisateurs du Velam avaient droit à un joli kway vert estampillé “Velam”. Face au manque d’engouement des Amiénois pour l’évènement (à 17h la machine distribuait l’abonnement numéro 300 et des brouettes) votre reporter en a récolté quelques-uns, et c’est devenu THE accessoire chic par excellence chez les Resad.
Allez, longue vie au Velam et vivement un véritable système vélo à Lille !
Vincent
Entry Filed under: Actualité, transports. Tags: Amiens, Vélo, Velam.
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1.
Coco | février 20, 2008 at 11:04
THE accessoire chic, c’est clair! Mais je ne suis toujours pas à la pointe de la mode, j’espère que le reporter du Vénar saura honorer son blog adoré (et moi par la même occasion
)
En tout cas, ça sonne bizarre “Velam” … et je reste sceptique devant ces mini systèmes de vélos en libre-service, c’est vrai que ça sonne beaucoup plus gadget que report modal, et encore moins que véritable système vélo!
Mais j’attend le Vélill’ (ou le Vélens!) !
2.
levenar | février 20, 2008 at 11:40
Bé ça fait un peu “Velam Belang” en fait, ça doit être ça qui gène…
3.
Gillou | février 25, 2008 at 2:57
Sans oublier la fameuse ligne 8.
Me voila arrivé là où je ne veux pas aller.
4.
Thomas | février 29, 2008 at 10:05
Je suis Amiénois et franchement c’est une très bonne chose ce Vélam’ ! J’y croyais pas trop non plus (ville pas très grande, etc.) mais au final, c’est un moyen sympa et pas cher pour se déplacer (1€ par jour, 25€ pour un an si bien sûr on utilise le vélo moins de 30 min… libre à vous de reprendre un vélo toutes les 1/2 heure :)!
De plus, ça ne coute rien à Amiens puisque JCDecaux redonne une partie de ses recettes à la municipalité!
Ccl : Pourquoi se priver d’un nouveau moyen pour se déplacer alors que celui ne coute rien à la ville ?
5.
Coco | février 29, 2008 at 11:32
Si si, ce genre de service coûte quelque chose à la ville, et à la collectivité! JC Decaux a juste payé moins cher la concession de l’espace publicitaire de la ville d’Amiens. La ville perçoit donc moins d’argent sur ce poste de recette, c’est un manque à gagner, qui est compensé par le service du Vélam’. Mais le Vélam’ n’est donc pas gratuit!
6.
Eife | février 29, 2008 at 2:34
Pour comprendre toute la complexité de l’installation de parcs de vélos dans les villes, je vous invite à consulter le numéro de Février (n°32) de la Revue Lamy des Collectivités Territoriales.
Ca retrace l’évolution économico juridique des marchés publiques liés aux vélov’, vélib’ and Co.
Attention, c’est du lourd (tres technique)
7.
Thomas | février 29, 2008 at 8:46
Coco, un manque à gagner n’est pas un coût donc le Vélam ne coûte pas à Amiens. La municipalité gagne un peu moins d’argent mais bon c’est positif non ?
8.
Vincent | mars 1, 2008 at 9:22
Disons qu’un manque à gagner est un coût indirect. Oui c’est positif mais il y avait certainement moyen de faire beaucoup mieux. Espérons que ça viendra après les élections, et si possible pas 3 semaines avant les municipales de 2014.
9.
Coco | mars 1, 2008 at 12:55
Oui, des recettes en moins dans un budget, ce sont des dépenses en moins ailleurs!
C’est juste que ce mode de financement des vélos en libre service donne l’impression que JC Decaux est très généreux et offre ce service, mais non!
Mais sinon, je suis tout de même favorable à ce genre de nouveau système, qui permet de réinsérer le vélo en ville!
10.
levenar | mars 17, 2008 at 8:01
Est ce que le Velam a fait perdre les élection Gilles de Robien?
11.
Vincent | mars 18, 2008 at 5:41
Le Velam je pense pas. En revanche le nouveau plan de bus (navette électrique gratuite en centre ville, les bus “traditionnels” restant cantonnés hors des boulevards) était extrèmement impopulaire. Pour preuve : il l’avait changé entre les deux tours.
On verra ce que Gilles de Mailly propose pour le développement du Velam et pour les bus.